Réduire l’absentéisme au travail grâce une offre de santé et de bien-être

by Matt Warnock

L’absentéisme peut faire mourir les entreprises à petit feu. Moins évident que la chute des ventes, plus sournois qu’un nouveau concurrent grignotant des parts de marché, les jours manqués pour cause de maladie et la productivité perdue peuvent faire la différence pour certaines entreprises. Urban Sports Club propose une réponse à ces questions grâce à son offre sport et bien-être flexible et variée à destination des CE et des employés.

Au Royaume-Uni, l’enquête de gestion CIPD réalisée en 2016 a estimé qu’en moyenne, les entreprises perdaient environ 600 € par employé et par an en raison de l’absentéisme lié à la santé. Le livre blanc américain, Absenteeism : The Bottom-Line Killer, a calculé que le coût était proche de 2 700 € par an.

Dans les grandes entreprises, ces chiffres multipliés par l’ensemble de la main-d’œuvre sont impressionnants. Dans les plus petites entreprises, ce coût supplémentaire et le manque de productivité sont difficiles à couvrir et peuvent déteindre sur le moral des employés. D’une façon ou d’une autre, c’est beaucoup à perdre pour toute entreprise sur le plan financier. Surtout si le coût pourrait être évité. 

L’absentéisme au travail peut-il être évité, ou du moins réduit ?

Nous avons tous plaisanté au sujet des collègues qui se font porter malades suite à une soirée trop arrosée ou qui veulent prolonger leur city-trip du weekend. Cependant, ce même rapport de la CIPD de 2016 a découvert que seulement 1 % des absences pour raison de santé n’étaient pas dues à des raisons réelles. Dans 99 % des cas, les gens prennent un congé maladie parce qu’ils sont réellement malades !

Dans ces conditions, est-il vraiment possible de réduire le nombre d’heures d’absence dues à la maladie ? Le maintien d’une main-d’œuvre plus active et en meilleure forme pourrait-elle non seulement accroître l’implication et la productivité, mais aussi augmenter le temps que les employés passent à travailler sainement ? Jusque tout récemment, le lien était plus théorique que mesurable et démontrable, ce qui a suscité le cynisme des employeurs.

Au Royaume-Uni, plusieurs organisations d’employés, telles que le Health and Safety Executive, l’Advisory, Conciliation and Arbitration Service et Investors in People, ont mené des recherches sur le sérieux avec lequel les employeurs considèrent le lien entre les programmes de santé des employés et l’absentéisme. Elles ont constaté que l’insuffisance de preuves de ce lien signifiait que toutes les entreprises, mais surtout les petits employeurs, n’étaient pas convaincues par les programmes de santé. 

Heureusement, les preuves en leur faveur sont maintenant de plus en plus nombreuses.

Qu’entendons-nous par “santé” ou “maladie” 

Il reste des zones grises lorsqu’on parle de santé, de bien-être et de maladie. De façon générale, plus l’interprétation de ces termes est large, plus le portrait de la santé globale de votre main-d’œuvre est complet. Par « santé », nous entendons la capacité de vos employés à se présenter chaque jour prêts et aptes à travailler aux meilleures de leurs capacités.

Les programmes de santé et de bien-être sont très efficaces pour réduire les risques élevés pour la santé comme la pression artérielle, le glucose et le cholestérol, ils le sont moins pour aider les gens à perdre du poids.

Les programmes de santé et de bien-être sont très efficaces pour réduire les risques élevés pour la santé comme la pression artérielle, le glucose et le cholestérol, ils le sont moins pour aider les gens à perdre du poids.

Certaines « maladies » sont plus faciles à définir. Environ 75 % des absences du travail sont dues aux affections mineures comme les rhumes, les maux d’estomac et les maux de tête. Il est maintenant évident qu’une meilleure alimentation et l’augmentation de l’exercice cardiovasculaire renforcent le système immunitaire de façon à aider à combattre ces maladies plus efficacement. Tout comme la réduction de la consommation d’alcool et de tabac.

Santé 1, absentéisme 0 ! Dans cette optique, il est logique que les entreprises offrent des programmes qui aident leurs employés à adopter un mode de vie plus sain. 

Parmi les 25 % d’absences restantes, qui ne sont pas dues à des affections mineures, la grande majorité a pour cause des troubles musculo-squelettiques. C’est logique, surtout dans les industries qui exigent des travaux physiques. Cela va des postes aux risques évidents comme ceux d’ouvriers du bâtiment, de pompiers, d’agriculteurs et de cascadeurs à ceux de facteurs, d’infirmières, d’agents de bord, de physiothérapeutes ou de vendeurs.

Tout travail qui implique d’être debout pendant de longues périodes, de transporter ou porter de lourdes charges peut aussi causer des blessures. Nous pouvons maintenant ajouter toute une série de nouvelles affections musculo-squelettiques causées par des périodes prolongées à être assis(e)s penché(e)s sur un ordinateur portable. 

Le sport peut aider à soutenir et à développer les muscles associés, le yoga et le pilates peuvent augmenter la flexibilité, la natation est idéale comme entraînement sans impact. Toutes ces activités sont inexorablement liées à l’amélioration de la santé musculo-squelettique globale

Santé 2, absentéisme 0. Heureusement que nous comptons les points.

Bien qu’il ne s’agisse que d’une petite partie de l’équation, une mauvaise santé mentale a un impact croissant sur l’absentéisme. Aux États-Unis, un million d’employés s’absentent du travail chaque jour en raison du stress, de la dépression ou de l’anxiété au travail. Cela représente environ 1 % de la main-d’œuvre totale et a conduit à des estimations selon lesquelles, à l’échelle mondiale, un trillion de dollars sont perdus en productivité chaque année en raison du stress, de l’anxiété et de la dépression.

Encore une fois, (surprise, surprise), la relation entre le bien-être physique et mental est claire et bien établie. Certaines entreprises encouragent la méditation à l’heure du déjeuner, construisent des salles de sieste, permettent aux gens d’amener leurs animaux de compagnie au bureau ou de travailler plus souvent à la maison. Cependant, le simple fait d’encourager les employés à être plus actifs physiquement a également un effet surprenant sur le bien-être mental.

3-0. La partie est terminée ? Pas tout à fait.

  1. Certains employeurs n’ont pas encore été convaincus.
  2. Certains employeurs sont conscients du lien entre la santé et l’absentéisme, mais ils considèrent que c’est un devoir individuel et une responsabilité de l’employé.
  3. Certains employeurs sont conscients du lien entre la santé et l’absentéisme, mais ils ne pensent pas qu’ils peuvent « se permettre » de payer les prestations de santé des employés.

L’opinion des employeurs change, la question du ROI reste

Les programmes de santé et de bien-être des employés ne sont pas nouveaux, ce qui signifie qu’il existe maintenant une mine de renseignements et d’études de cas dont on peut s’inspirer. 

Les employeurs économisent en moyenne 5,82€ en termes de réduction de l'absentéisme pour chaque 1€ dépensé dans un programme de santé au travail.

En fait, 27 % des employeurs reconnaissent que le stress lié au travail oblige leurs employés à prendre des congés de maladie. Par ailleurs, 22 % des employeurs croient que le manque de programmes de santé et de bien-être au sein de leur organisation a entraîné des niveaux plus élevés d’absentéisme pour raison de santé.

Les employeurs qui croient que la santé et le bien-être sont l’affaire de chaque employé peuvent consulter les recherches menées au Royaume-Uni. Un tiers des employés croient que les exigences professionnelles sont responsables de leur incapacité à suivre les directives nationales en matière de santé concernant le mode de vie, la nutrition et l’exercice.

Ces chiffres pourraient même minimiser l’importance de la question. Le géant des services professionnels Towers Watson a découvert que 98 % des employés étaient affectés par le stress et que 97 % avaient du mal à trouver un équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée. Pourtant, un tiers des entreprises affirment toujours qu’il est peu probable qu’elles lancent bientôt des programmes de santé et de bien-être en raison de leur incapacité à prouver le rendement du capital investi.

À quoi ressemble le succès ?

Le Royal Mail

En 2003, le service postal du Royaume-Uni, The Royal Mail, connaissait un taux d’absentéisme de 7 %. Cela correspondait à 16 jours par employé et par an, ce qui coûtait au service jusqu’à un million d’euros par jour. En raison de la nature physique du travail, de nombreux problèmes de santé étaient d’ordre musculo-squelettique.

Dans un geste de prévenance impressionnant, The Royal Mail a introduit un programme de santé et de bien-être qui comprenait :

  • Un dépistage
  • L’accès aux services de santé au travail
  • L’intervention de physiothérapeutes et la prise en charge par des centres de rééducation
  • Un soutien psychologique et un accès à la salle de sport

Au cours des quatre années suivantes, l’absentéisme est retombé à 4 %, représentant une économie de six jours non travaillés par salarié et par an et de 240 millions d’euros par an.

CIPROMS

Incomparable avec The Royal Mail, CIPROMS est une entreprise de logiciels qui a développé une application pour la facturation médicale, dont le personnel est principalement composé d’employés aux connaissances techniques, comme des développeurs.

En 2013, CIPROMS a réalisé un essai avec 37 employés et un programme de bien-être qui comprenait :

  • Une carte des endroits où les employés pouvaient trouver des activités physiques ou des marchés de produits frais à proximité
  • Des distributeurs automatiques aux options plus saines
  • Un programme de soutien pour l’abandon du tabac
  • Des changements environnementaux sur le lieu de travail pour encourager l’utilisation des escaliers

Il s’agissait de petits changements peu coûteux. CIPROMS a découvert que, même en tenant compte de tous les coûts du programme, le coût des jours de maladie avait diminué de plus de 60 € par employé et par an. L’entreprise a également reconnu que cela n’expliquait pas les avantages indirects moins importants, comme une productivité et un engagement accrus, ou l’amélioration de la culture d’entreprise.

En bref, les programmes de santé et de bien-être ne peuvent être que rentables. 

AON

Lorsque la société de conseil AON a envisagé de mettre en place un vaste programme de santé et de bien-être pour les employés, elle a d’abord décidé de mener un essai auprès de 50 employés.

Le programme comportait cinq volets principaux : hydratation, fitness, éducation, relaxation et nutrition et comprenait une variété d’activités, allant de l’abonnement à prix réduit à un centre de fitness à l’utilisation d’un podomètre et à la livraison de fruits gratuits. Le coût total de l’essai de six mois s’est élevé à environ 8 000 €. 

Au début de l’essai, les 50 personnes avaient manqué un total de 159 heures de travail pour cause de maladie. Ce résultat a progressivement diminué jusqu’à 34,5 heures au cours du dernier mois de l’essai. AON a comparé les résultats avec ceux d’un groupe témoin dans un bureau voisin pour s’assurer de sa légitimité.

Dans l’autre bureau, le nombre d’heures perdues pour cause de maladie a énormément fluctué au cours de la même période. Même si le nombre de jours perdus pour cause de maladie était plus élevé au départ, il était aussi plus élevé en moyenne.

Imaginez que vous pouvez réduire l’absentéisme lié à la maladie de près de 80 % dans votre organisation. Combien cela peut-il vous rapporter en termes d’augmentation de la productivité ? Peut-être la question ne devrait-elle pas d’être de savoir s’il y a un lien entre la santé des employés et l’absentéisme. Elle ne devrait même pas porter sur le ROI d’un programme de santé et de bien-être. La question devrait être la suivante : pouvez-vous vous permettre d’avoir un effectif qui n’est pas en forme et en pleine santé ? Découvrez l’offre sport et bien être d’entreprise d’Urban Sports Club.

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